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Washington
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Date d'inscription : 11/09/2015
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Posté le Lun 14 Sep 2015 - 19:30
You're messing with the enemy
   
Clarke parqua sa voiture à la hâte dans une rue de Old Town, coupa le moteur et se laissa aller contre le siège en soupirant et ferma les yeux. Elle devait se calmer. L’entretien qu’elle avait eu avec son supérieur hiérarchique ne s’était pas vraiment bien déroulé. Une fois de plus, il lui avait refusé son passage dans la brigade canine sous prétexte que Clarke n’avait pas encore fait ses preuves. Elle s’était défendue en évoquant effrontément le fait qu’il ne se passait pas grand-chose à Faifax, justement parce que le commissariat de police faisait correctement son travail. Il avait sourit, saluant sa répartie avant de lui répondre à son tour : « Avant toute chose, sachez faire preuve de patience Agent Paolucci. Faites preuve de patience… ». BAM, en pleine tête. Remise à sa place, il ne lui restait plus qu’à prendre congé de son supérieur et rentrer chez elle pour ruminer son nouvel échec. Pourtant, Clarke ne s’y était pas résolu. Son appartement était bien le dernier endroit où elle voulait se retrouver pour l’instant. Étrangement, elle avait besoin de tout sauf d’un endroit calme pour se détendre et passer à autre chose, c’est pourquoi elle s’était garée devant le premier café qu’elle croisa sur la route.

La jeune policière descendit de son véhicule, en verrouilla les portières et s’engouffra dans l’enseigne où elle commanda sa « boisson de confort », un véritable cappuccino qu’on lui servit en à peine 2 minutes. Clarke en but une gorgée, reposa la tasse tout en jetant un coup d’œil à ce qui l’entourait. Son regard s’attarda sur chacune des rares personnes présentes dans le café et, plus précisément, sur la seule personne isolée. C’était une femme brune, absorbait par ce qu’elle lisait et dont Clarke n’apercevait que le profil…

Cette personne lui disait vaguement quelque chose.
acidbrain
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Posté le Lun 14 Sep 2015 - 20:43
You're messing with the enemy ♠ Clarke + Adé'



Certains considèrent leur lieu de travail comme étant leur deuxième foyer, un endroit où ils passent la plus grande partie de leur temps juste après leur habitation, un endroit où il se sentent acceptés et appréciés à leur juste valeur. Alors qu'en est-il pour celles et ceux qui n'ont pas le "privilège" d'avoir un lieu de travail ? Il n'existe pas de solution miracle pour dire vrai, mais dans le cas de la jeune Adélaïde c'est tout vu. Lorsqu'elle n'est pas chez elle, il y a fort à parier qu'elle soit en train de squatter un bar de la ville, et parfois même il lui arrive de s'éloigner quelque peu de Washington, comme si en faisant cela elle allait pouvoir s'aérer l'esprit, le plus loin possible des rues polluées et bruyantes de cette ville qu'elle a appris à aimer avec le temps.
A bord de son impala de 1989, elle quittait la grande ville en direction d'un endroit qu'elle commençait à bien connaître à force d'aller y faire des repérages, empruntant la route 66 comme à l'accoutumée, elle savourait pleinement ces dix petites minutes de route à l'air libre. Si elle se rendait à Fairfax aujourd'hui ce n'était pas seulement dans l'idée d'aller boire un petit verre, en fait elle avait surtout un rendez-vous important avec un client potentiel. Le genre de client prêt à offrir un beau petit pactole en échange d'un bien que possède un autre particulier... Vous voyez le genre n'est-ce pas ? D'ailleurs elle avait déjà fait affaire avec cet homme d'une cinquantaine d'années, et c'est bien pour cette raison qu'elle avait acceptait de se déplacer jusqu'à  Fairfax pour le voir, autrement ça aurait été à lui de faire le déplacement... Il faut savoir fidéliser la bonne clientèle, et en bonne vendeuse qu'elle est, Adé en avait tout à fait conscience.
Elle avait environ trente minutes d'avance sur l'heure du rendez-vous prévu, trente minutes qu'elle allait utiliser de la meilleure manière qui soit à ses yeux... Elle trouva donc un bar non loin de son lieu de rendez-vous et, une fois qu'elle y eût pénétré, elle alla instinctivement s'installer dans un coin de la salle, loin de tout les autres être-vivants. Puis sans perdre de temps, elle héla une serveuse qui passa assez proche d'elle afin de lui passer commande.
Je vais vous prendre une pinte de bière blonde avec une petite rondelle de citron s'il vous plait. A peine la serveuse fût-elle partie, elle ne tarda pas à sentir que certains regards se dirigeaient dans sa direction, et dire qu'elle s'était vêtue d'un jean noir et d'un tailleur bleu cette fois-ci... Comme quoi il leur en faut vraiment peu... Ou alors peut-être le fait qu'elle se soit habillée de manière trop chic pour la plèbe fréquentant cet endroit ? Qui sait...
Dévisageant l'un après l'autre les bonhommes qui la reluquait, elle ne tarda pas à remarquer la présence d'une jeune femme au visage familier...
Hé merde...marmonna-t-elle en prenant conscience qu'elle la connaissait vraiment, et pas pour de bonnes raisons... Elle avait déjà surpris cette jeune femme en train de la filer à plusieurs reprises, autant dire que c'est exactement le genre de personne que doit à tout prix éviter Adé si elle ne veut pas finir enfermée entre quatre murs. Sa bière lui fût apportée à cet instant précis, elle glissa alors quelques billets sur la table, avala le contenu de sa pinte d'une traite et tenta de s'éclipser aussi discrètement qu'elle le pouvait en essayant de ne pas éveiller l'attention de la mauvaise personne.
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Washington
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Posté le Mar 15 Sep 2015 - 11:34
You're messing with the enemy
En toute honnêteté, Clarke ne savait pas vraiment pourquoi son regard s’attardait sur cette jeune femme. Elle fixait juste un point. De temps en temps, il lui arrivait d’imaginer des scénarios sur les personnes qui l’entouraient rien qu’en observant leur comportement. C’était une chose qu’on lui avait apprise à l’école de police. Pour l’instant, elle se demandait si ce qui poussait cette « inconnue » à venir boire une bière seule. Mauvaise journée, peut-être ? Ou alors, elle attendait quelqu’un qui ne daignait se montrer ? A dire vrai, son instinct de flic était surtout alerté par le fait que cette jeune femme étrangement familière s’était installée à la table la plus éloignée de toute alors que l’endroit était pratiquement vide. Son regard était insistant. Trop insistant, sans doute car la brunette, se sentant épiée, observa les personnes qui se trouvaient autour d’elle. Puis, les yeux bleus de la jeune femme croisèrent enfin ceux de la policière.

Une demi-seconde. Il ne fallut qu’une demi-seconde à Clarke pour se souvenir pourquoi ce visage lui était si familier. Il en fallut tout autant à Adélaïde Schneider. Parce que c’était son nom. Cette jeune femme de 25 ans, surnommée « Renarde de la Nuit », était suspectée de vols et de recèles d’objets. Suspectée, jamais arrêtée faute de preuves. Elle était très prudente, extrêmement douée et savait couvrir ses arrières. Clarke avait déjà été confrontée à la suspecte, mais – comme beaucoup avant elle – n’avait jamais pu établir de liens. Elle était pourtant convaincue qu’Adélaïde était une criminelle et, de toute évidence, la jeune femme n’avait pas non plus l’esprit tranquille puisqu’elle se leva aussitôt et but sa gorgée d’une traite. En même temps, ça pouvait se comprendre : Clarke passait le plus clair de son temps à lui filer au train. Pendant qu’elle observait la réaction précipitée de la suspecte, la récente discussion avec son supérieur lui revint en mémoire et, une fois n’est pas coutume, se décida à prendre Adélaïde en filature. Après tout, il fallait qu’elle fasse ses preuves, non ?

Tandis que la renarde de la nuit s’enfilait sa bière un peu rapidement, Clarke abandonna son capuccino et attendit le passage de la serveuse pour lui régler sa note, mais au moment de se concentrer de nouveau sur la suspecte, celle-ci s’était déjà éclipsée en une fraction de secondes. « Merde ! » jura-t-elle à son tour. Elle se précipita alors à l’extérieur. Ce n’était pas son premier rodéo. Clarke l’avait assez filée pour connaître ses petites habitudes aussi elle ne tarda pas à l’apercevoir dans une rue adjacente, marchant tranquillement pour ne pas éveiller de soupçons. La jeune policière marcha à pas furtifs et longea les murs, prête à se baisser dès qu’Adélaïde jetterait un œil par-dessus son épaule…

Clarke était concentrée sur sa mission. Tellement concentrée qu’elle omettait un détail d’une importance cruciale : elle était en civil. Autrement dit, quoi qu’Adélaïde puisse faire, Clarke n’était pas autorisée à l’arrêter sur le champ et devrait faire appel à l’intervention de ses collègues. Le moindre écart de sa part lui coûterait cher. Une mise à pied, pour commencer, et sûrement l'impossibilité de rejoindre la brigade canine.
acidbrain
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Posté le Mar 15 Sep 2015 - 16:32
You're messing with the enemy ♠ Clarke + Adé'



On ne se fait pas un nom en tant que hors-la-loi sans se faire quelques ennemis, parmi ces ennemis il faudra bien entendu compter sur la police, cette armée de gens payés et déterminés qui n'hésiteront pas un instant à vous nuire dès qu'ils en auront l'occasion, encore faut-il qu'ils puissent vous reconnaitre. Hélas, cette policière en civil qui se tenait à seulement quelques mètres d'Adé n'était pas n'importe qui. En effet, il semblerait bien que cette fichue flic se soit mis dans la tête de la coincer coûte que coûte, mais qu'y gagne t-elle réellement si ce n'est l'éventuel satisfaction d'avoir coincé une voleuse qui surclasse les forces de l'ordre depuis plusieurs années déjà ?

Quitter un bar en trombe, on peut dire qu'elle avait déjà fait ça, mais c'est peut-être l'une des rares fois où elle prenait quand même le temps de terminer sa boisson et même de régler la note, autant ne pas donner commettre d'infraction sous les yeux avisés d'une représentante de l'ordre, et ce même si elle se trouve être en civil cette fois-ci.

Alors qu'elle quittait l'enceinte du bar, plusieurs options s'offraient à elle.  Elle pouvait se ruer en direction de son véhicule en espérant semer la jeune policière de cette manière, elle pouvait également s'enfoncer dans les petites ruelles afin de probablement trouver une petite porte par laquelle se glisser pour disparaître ou bien elle pouvait tout simplement se rendre sur son lieu de rendez-vous en avance. Autant dire que la dernière solution était assez risquée car dans ce cas-là il n'est pas impossible qu'en la suivant la jeune femme puisse surprendre sa future conversation avec son client. Il ne lui fallu qu'un fragment de seconde pour trancher, le choix était fait et elle allait tout faire pour s'en sortir indemne. Elle quitta le bar, emprunta une première ruelle, puis une deuxième, continuant ce petit jeu pendant près de cinq minutes avant de constater qu'elle était toujours suivie. Autant dire qu'elle n'était pas armée d'une patience légendaire, du coup elle décida de se glisser dans une dernière ruelle, elle trouva un petit endroit où elle pouvait se glisser de manière à échapper à la vigilance de sa poursuivante et attendit bien sagement...
Elle en profita d'ailleurs pour se prendre une petite rasade de schnaps , comme si cela allait l'aider à reprendre ses esprits après cette espèce de course-poursuite dans les ruelles de Fairfax. Elle entendît alors des bruits de pas, ils se faisaient de plus en plus audibles et elle décida alors de réguler sa respiration, se tenant aussi stoïquement qu'elle le pouvait... Tout allait se jouer dans les prochaines secondes...  C'est alors qu'un bruit de verre brisé l'interpella, d'ailleurs elle manqua de se manger un tesson de bouteille en plein dans l’œil, fort heureusement elle eût le réflexe de placer son bras devant juste à temps.
Toute heureuse d'avoir pu éviter un drame sans précédents, elle tenta de comprendre ce qui avait bien pu se passer lorsqu'elle se retrouva nez à nez avec un homme qui ne devait pas avoir pris la moindre douche depuis belle lurette à en juger par l'odeur pestilentielle qui parvenait aux narines de la jeune voleuse.
Maisss qu'est-ce que vous faites chez moi bordel ? Z'avez pas vu le panneau "défense d'entrer" ? Alors maintenant dégagez de là immédiatement où alors je lâche Brutus sur vous !
Elle avait le choix entre se faire bouffer par un doberman ou bien rebrousser chemin et risquer de se faire voir par la policière. Prenant quelques secondes pour réfléchir, ce qui s'avérait être assez compliqué en sachant qu'elle devait supporter cette odeur... Puis plongeant sa main dans la poche de son jean, elle en sorti quelques billets vertes et tendit le tout en direction du sans-domicile.
L'homme s'empressa de compter les billets, puis affichant un sourire laissant apparaître de magnifiques dents jaunes, il se contenta d'ajouter :
Vous vous êtes crue à l’hôtel ou bien quoi ? Dégagez de là tout de suite !
Autant dire que vu le niveau sonore des prises de parole du vieil homme, il était probable que quiconque passant dans la ruelle de l'autre coté de la porte était au courant de ce qui se passait ici... Ce n'était plus qu'une affaire de secondes avant qu'elle ne se retrouve dans de bien sales draps.
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Washington
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Posté le Mer 16 Sep 2015 - 11:10
You're messing with the enemy
Tandis que, quelques instants plus tôt, Clarke était fatiguée nerveuse et à la limite du burn-out, elle était à présent concentrée sur sa mission non-officielle. La jeune femme était si déterminée à faire ses « preuves » comme l’avait suggéré son supérieur hiérarchique qu’elle en occultait totalement le code de déontologie applicable par tout bon policier qui se respecte. L’arrestation d’Adélaïde Schneider l’aiderait sans aucun doute à gagner le respect qui lui était dû auprès de ses collègues – dont la majorité ne la prenait pas encore au sérieux – et d’autre part à gravir les échelons pour atteindre son objectif professionnel. Elle ne comptait pas faire la circulation toute sa vie ! Ce n’était pas pour cela qu’elle avait rejoint les forces de l’ordre. Bien entendu, « protéger et servir » était une devise importante à ses yeux, mais il y avait aussi une part d’égoïsme à son enrôlement. Clarke espérait ainsi changer son karma, dénoncer et réprimander les actes de violence et d’injustice, mais aussi se servir de sa place pour retrouver certaines personnes. Malheureusement, sa place dans la hiérarchie n’était pas encore suffisante pour ré-ouvrir un dossier comme celui de la disparition de la fille de ses parents adoptives ou pour retrouver la trace de Baptist. Ce dernier semblait s’être donné beaucoup de mal pour ne pas être retrouvé…

Prenant conscience que son esprit divaguait, Clarke fronça les sourcils comme si ce simple geste l’aiderait à se recentrer sur sa course-poursuite et remarqua que la fuyarde venait d’échapper à sa vigilance. « Merde ! » jura-t-elle de nouveau. Son rythme cardiaque s’accéléra. La disparition d’Adélaïde signifiait qu’elle pouvait faire une croix sur son avenir et ça, Clarke refusait de l’accepter. Elle se ressaisit donc, chassa toutes les pensées qui parasitaient son esprit, et quitta sa planque de fortune pour se remettre en marche.

C’est à ce moment précis qu’elle entendit comme un bris de glace quelques mètres plus loin. Elle cessa immédiatement de bouger et retint même sa respiration pour ne plus entendre le bruit du sang battre dans ses tempes. Elle entendit ensuite quelques éclats de voix qui lui indiquèrent que quelque chose se passait bel et bien quelque part sur sa gauche. En une foulée rapide, Clarke gagna l’endroit en question et découvrit la source de ce raffut. Un SDF connu des services de police et à qui Adélaïde tendait quelques beaux billets verts.

Un œil non avisé aurait pu penser que la fuyarde faisait juste une bonne action, mais l’agent de police n’était pas dupe. Elle savait que l’argent en question n’était qu’une manière de le contraindre au silence. Seulement, elle connaissait assez Rupert pour savoir qu’il ne mangeait pas de ce pain là. « Vous vous êtes crue à l’hôtel ou bien quoi ? Dégagez de là tout de suite ! ». Le ton de sa voix laissait clairement sous-entendre qu’il était prêt à en découdre et qu’il lâcherait volontiers son doberman sur l’intruse. Elle pénétra alors dans la ruelle avec prudence. « Un problème, Rupert ? » lança-t-elle, obligeant le SDF à se tourner pour l’observer. « Agent Paolucci… Je ne vous avais pas reconnu sans votre uniforme. ». Clarke jeta un coup d’œil à sa tenue et prit soudain connaissance de son statut de civil. *Merde*, pensa-t-elle. Décidément, c’était le mot d’ordre du jour. Le doberman aboya, mais aux mouvements de sa queue, on voyait qu’il n’était pas du tout hostile envers Clarke. La jeune femme avait su l’apprivoiser. Elle était douée avec les chiens, c’était bien pour ça qu’elle se voyait rejoindre la brigade canine. « Hey Japs ! Désolé buddy, je n’ai rien pour toi aujourd’hui. » dit-elle à l’adresse du chien. « Vous ne m’avez pas répondu, Rupert… » souligna-t-elle. Le SDF bougonna. « J’ai surpris la poulette sur mon territoire et vous savez que j’ai horreur de tous ces drogués qui traînent par ici… ». Clarke acquiesça d’un signe de tête et s’intéressa à Adélaïde qui affichait un visage innocent au possible, comme à chaque rencontre. « Eh bien, je vais escorter Madame en dehors de votre territoire. » dit-elle en faisant signe à Adélaïde de la suivre.

Clarke fulminait. Elle avait enfin réussit à mettre la main sur Adélaïde qui marchait à ses côtés, mais ne pouvait pas l’arrêter et n’avait aucune preuve tangible pour la maintenir en détention le temps d’en trouver. Son impuissance la rendait folle. « Vous n’avez rien ? » - dit-elle avant d’enchaîner - « Une chance que je sois passée par là. Elle n'y parait pas comme ça, mais Fairfax est une ville dangereuse, Miss Schneider... » sur un ton de défis.
acidbrain
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Posté le Mer 16 Sep 2015 - 18:22
You're messing with the enemy ♠ Clarke + Adé'



Un hors-la-loi, aussi minutieux soit-il, ne peut absolument pas prévoir l'avenir,  et s'il y a bien une chose qui peut faire tomber les plus grands de ce monde, c'est bien de se trouver au mauvais en droit, au mauvais moment. Rappelez-vous donc l'histoire de ce criminel qui avait pu échapper aux forces de l'ordre pendant près de trois ans avant d'être finalement retrouvé par le plus grand des hasards par un agent qui a verbalisé son automobile garée sur une place pour handicapés. Le hasard fait parfois si bien les choses, et le fait parfois si mal, comme aujourd'hui.
Sa liberté, elle en était fière, fière de pouvoir faire ce qu'elle voulait, fière d'avoir pu prendre le dessus sur les forces de l'ordre aussi longtemps, fière de faire partie des plus grands voleurs actuellement en activité à Washington. Il faut dire qu'elle s'était plutôt bien débrouillée jusque là, car l'ensemble de ses faits d'armes n'ont pas pu lui être imputés de manière sure et certaine, et pour le coup il faut admettre que sa collaboration avec Kat n'est pas étrangère à cela. Mais si elle pouvait éviter qu'on la trimballe en garde à vue toutes les semaines, ce ne serait vraiment pas plus mal...
Du coup lorsque son regard croisa celui de la policière l'espace d'un fragment de seconde, c'est avant tout cette crainte de ne plus pouvoir vivre libre comme avant qui la terrifia, l'idée qu'elle puisse se retrouver un jour devant un juge, l'idée qu'elle puisse enfin devoir rendre des comptes... C'était tout bonnement inenvisageable, et c'est pour cette raison que sans trop réfléchir elle quitta le bâtiment d'un pas assuré, puis tentant de se fondre dans le décor, elle s’enfonça dans des ruelles qu'elle n'avait jamais vu auparavant, le genre d'endroit où l'on doit pouvoir facilement se procurer des substances illicites tard le soir, le genre d'endroit où l'on doit pouvoir laisser des corps, sachant qu'ils ne seront retrouvés que le lendemain. Autant dire qu'elle n'était pas totalement confiante pour le coup, et s'aventurant dans un bâtiment désaffecté, elle espérait pouvoir mettre fin à ce calvaire, mais elle se rendit rapidement compte que ce n'était que le début.
De fil en aiguille elle se retrouva comme prise au piège, coincée entre un espèce d'ivrogne menaçant de lâcher son gros chien sur elle et cette flic qui était probablement la mieux renseignée sur son dossier dans le coin. Mais ce qu'elle n'avait certainement pas prévu, c'était que ces deux personnes se connaissaient bien, et l'espace d'un instant elle eût l'impression d'être en plein cauchemar.
Ne prononçant pas le moindre mot, elle se contenta d'écouter la brève conversation, puis lorsque la jeune femme l'invita à la suivre à l’extérieur, elle comprit sans mal qu'elle ferait mieux de l'écouter.
Agent Paolucci c'est bien ça ? Vous ne m'avez vraiment pas manqué depuis la dernière fois...
Plongeant sa main dans la poche intérieure de son tailleur, elle en sorti sa fiole de Schnaps ne se fît point prier pour en prendre une bonne gorgée...
A en juger par votre tenue vous ne devez pas être en service n'est-ce pas ?
Adé tendît la fiole en direction de l'agent de police et s'éloigna lentement de cet endroit où elle ne comptait vraiment plus remettre les pieds, cherchant d'une manière ou d'une autre à rejoindre une rue digne de ce nom.
J'imagine que je vous dois des remerciements tout de même... Je n'aurai vraiment pas su comment m'en sortir en face de ce malade...
Scrutant furtivement sa montre, elle prit conscience qu'il lui restait vingt-deux minutes avant son rendez-vous. Çà devrait être amplement suffisant pour se débarrasser de l'autre, du moins espérons-le...
Et maintenant on fait quoi ?




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Posté le Lun 28 Sep 2015 - 11:23
You're messing with the enemy
La remarque de Rupert ayant fait son petit bonhomme de chemin, Clarke prenait conscience que sans son uniforme et sa belle plaque d’agent de police, elle ne pourrait strictement rien faire pour empêcher la Renarde de la Nuit de sévir dans sa ville. Bien que profondément agacée, elle essayait de garder la tête froide et ne pas perdre la face devant la suspecte. « Agent Paolucci c’est bien ça ? – Clarke acquiesça - Vous ne m’avez vraiment pas manqué depuis la dernière fois… » rétorqua son interlocutrice, lui arrachant une petite grimace. « En tout cas, vous devez être contente que vous ai sortie de là. » dit-elle en désignant d’un signe de tête la ruelle d’où l’on pouvait entendre Rupert marmonner. « A en juger par votre tenue vous ne devez pas être en service, n’est-ce pas ? ». Clarke se trouva instantanément irritée par ses propos, mais se contenta de serrer la mâchoire. « C’est exact, ma garde s’est achevée il y a quelques minutes et j’ai eu envie de caféine. ». Elle fut presque tentée de lui dire qu’à la tenue qu’Adélaïde portait, ce n’était sûrement pas son cas. Clarke l’avait sûrement prise en filature avant qu’elle n’ait eu le temps de rencontrer un client. « J’imagine que je vous dois des remerciements tout de même… Je n’aurais vraiment pas su comment m’en sortir en face de ce malade… ». De la gratitude ? Clarke ignorait qu’Adélaïde était capable d’en éprouver. Le pensait-t-elle vraiment ou c’était juste une tentative désespérée de se débarrasser d’elle ? « Oh, je suis sûre que vous auriez trouvé un moyen de lui filer entre les doigts… ». Le coup d’œil qu’elle jeta à sa montre lui suffit à confirmer son intuition. Elle était pressée, devait sûrement craindre d’arriver en retard à son rendez-vous « professionnel » et de rater son client. Elle resta quelques secondes le regard suspendu à sa belle montre, se demandant où elle avait bien pu la voler ou avec l’argent de quel recel la jeune femme avait pu se l’offrir. « Et maintenant, on fait quoi ? » demanda Adélaïde. Bien que sa voix ne laisse rien présager, Clarke se doutait que son interlocutrice était aussi irritée qu’elle et ne désirait qu’une seule chose : se débarrasser d’elle. Elle haussa donc les épaules d’un air nonchalant. « On retourne à nos occupations… » répondit-elle presqu’aussitôt avant de regarder sa montre à son tour : « Il est l’heure que je rentre, je ne voudrais pas manquer la rediffusion de Leverage. » dit-elle. Clarke ignorait si Adélaïde aimait les séries télévisées et si elle comprendrait la petite insinuation qui se glissait dans sa phrase, car Leverage était une série télévisées qui racontaient un peu l’histoire d’un groupe d’arnaqueurs. « Bien ! Je ne m’éterniserais pas plus longtemps. A bientôt, Miss Schneider et souvenez-vous qu’il y a certains coins à éviter dans Fairfax… ». Elle lui tourna le dos, quitta la ruelle pour gagner sa voiture et prit la direction de son appartement. Une partie d’elle aurait voulu continuer de filer Adélaïde pour connaître l’identité de son client et mener des recherches sur lui, mais la voleuse l’ayant surprise, elle ne voyait pas l’intérêt de tirer sur la corde et de risquer la mise à pied pour avoir été trop curieuse. Elle pourrait toujours jouer de son badge pour récupérer les vidéos de surveillance dès le lendemain. Ce n'était que partie remise...
acidbrain
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Posté le Mar 29 Sep 2015 - 1:07
You're messing with the enemy ♠️ Clarke + Adé'




L’horloge tournait, lentement mais surement, et Adé avait bien conscience qu'il allait falloir qu'elle se dépêche afin de pouvoir honorer le rendez-vous à temps. D'ailleurs en entendant l'agent Clarke parler, elle eût soudain un déclic... "lui filer entre les doigts"... Oui c'est ça ! Sauf que pour le coup, elle ne lui filerait pas véritablement entre les doigts, car ce n'est pas comme si la jolie représentante des forces de l'ordre était en droit de l'arrêter. Quoi qu'il en soit, Adé n'avait désormais plus qu'une seule idée en tête, mais elle était bien loin d'imaginer que son interlocutrice allait l'aider, sans en avoir l'intention certes, mais elle allait bel et bien l'aider. Les deux jeunes femmes semblaient enfin être d'accord sur un point, il était temps de se dire au-revoir.
Leverage hein ? Parker ne m'arrive même pas à la cheville ahah ! dit-elle en accompagnant ses paroles d'un petit clin d’œil
Comment une voleuse de sa trempe pourrait ignorer une série telle que Leverage ? L'une des rares séries où le vol est mis en avant, et ce bien que certaines scènes semblent tout droit sortir de la saga Fast & Furious tellement elles semblent irréelles. Disons que c'est le genre de série à regarder avec un joint dans une main et un verre d'alcool dans l'autre, le genre de série qui sied parfaitement à son mode de vie.
La jeune voleuse était sur le point de quitter la ruelle lorsque l'agent Clarke lui conseilla de faire plus attention à l'avenir.
Oh ça... Je ne risque pas de l'oublier... J'aurai au moins appris une chose aujourd'hui... L'argent peut absolument tout acheter, sauf cet espèce d'ivrogne...
Faisant quelques pas, elle se retourna une dernière fois pour transmettre ses amitiés à l'agent Clarke.
J'aimerai pouvoir vous dire à bientôt. Mais honnêtement je me porterai bien mieux si nos chemins venaient à ne pas se recroiser de si tôt Agent Clarke...
La jeune voleuse s'éclipsa, prenant machinalement la précaution de faire un tour de pâté d'immeuble afin de s'assurer qu'elle n'était pas suivie, puis elle se dirigea vers le lieu de son rendez-vous, bien consciente qu'elle s'en était pas si mal sorti au fond..


FIN          


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