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Posté le Lun 26 Oct 2015 - 23:57

Cameron & Jameson
En sortant de chez moi, je faisais un rapide arrêt chez le marchand de journaux. Sans rien prendre, j’observais chaque Une. Je portais rapidement mon attention sur les papiers qui parlaient du Président, du pays, des dernières crises. J’ignorais royalement ceux qui parlaient de la dernière sextape de jenesaisquellepseudostar. A première vue, rien de neuf. Je n’allais pas passer ma journée au bureau et encore moins la prochaine nuit à aider à gérer une crise. J’avais donné dernièrement. Et ça se voyait. J’avais les traits tirés, j’avais pris du poids à cause de mon rythme alimentaire détraqué et… bref, j’avais besoin de me remettre en forme. Prendre l’air, courir, oublier une petite heure les problèmes de l’Etat. Oh, comme j’en rêvais. Après m’être assuré de passer une journée calme, j’abandonnais le kiosque et filais à petites foulées vers le parc le plus près de chez moi.

Musique dans les oreilles, j’oubliais tout. Le travail, ma barbe qu’il faudrait que je taille au plus vite, même le chemin que j’avais l’habitude de prendre. Je courais tranquillement, capuche sur la tête, comme si elle me permettait de me couper un peu plus du reste du monde. C’était mon bouclier. Il n’empêchait hélas pas mon téléphone de vibrer dans ma poche alors que j’avais enfin atteint le stade où j’en avais presque oublié mon propre nom. Je m’arrêtais net et sortais l’appareil diabolique de ma veste. Je râlais en reconnaissant le numéro. Il était trop tôt pour qu’on ait déjà besoin de moi. Même le Président Goodman devait encore être au lit. Je fis mine de ne rien avoir vu, et remplaçais le téléphone là où je l’avais pris. Dans une demi-heure peut-être rappellerais-je. La musique recommençait, et je continuais ma course.

Ce n’est que quand mes jambes commencèrent à hurler pour que je ralentissais la cadence. J’avais fini par retrouver mon parc habituel et empruntais la route que je préférais. Je longeais les jeux pour enfants, trottais en observant les jeunes anormalement matinaux jouer au basket sur le terrain et souriais en voyant un couple de petits vieux enlacés sur un banc. Je me demandais si je finirais un jour comme eux. Enfin, si j’arrivais à m’engager un jour plus d’une soirée avec une femme. Le poids de l’Etat ne me faisait pas peur. Je savais gérer les crises gouvernementales. Mais entretenir une relation, apporter du temps et de l’amour à quelqu’un qui n’est pas un membre de ma famille… C’était inconcevable. Pour l’instant en tout cas. Peut-être aimais-je trop mon travail, peut-être n’étais-je juste pas fait pour partager ma vie avec une femme. Encore faudrait-il qu’une femme veuille de moi. Qui voudrait d’un homme qui passe son temps au travail ? Et qui même lorsqu’il n’y est pas, ne pense qu’à ça. Une femme a besoin d’attention, qu’on fasse des efforts pour elle, pour le couple. Je n’avais pas l’impression d’être prêt pour ça. Au grand damne de ma mère qui n’attend qu’une chose, que son fils ainé lui offre des petits enfants. Désolé maman, ce n’est pas pour tout de suite.

Plongé dans mes pensées, j’en avais arrêté de courir et ma musique s’était arrêtée. Il me fallut quelques très longues secondes pour le réaliser. J’enlevais alors mes écouteurs des oreilles, et prenais un moment pour regarder où j’étais. C’est en observant tout autour de moi qu’une voix attira mon attention. Une voix et une chevelure rousse comme dans mes plus beaux fantasmes.
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Posté le Mer 28 Oct 2015 - 18:40

Jameson & Cameron
« Viens ici ! Ianto ! » s'énervait la jeune femme. Un chien tout feu tout flamme s'échappait devant elle, fendant la foule des passants, complètement indifférent aux piaillements stridents de sa maîtresse traînée par la laisse. Cameron, quant à elle, tentait de refréner la bête tout en pianotant sur sa tablette calée stratégiquement entre son avant bras et son buste. Mais rien n'y faisait, chaque fois qu'elle tentait de zyeuter son appareil en quête des dernières diffusions d'informations, le chien en folie reprenait sa course de plus belle. « Idiot de chien. » marmonna t-elle, en étirant ses lèvres pour tenter d'avaler une gorgée de café acrobatique entre deux foulées. Au passage, elle écrasait quelques pieds, donnait des coups de coudes et s'excusait à moitié moins qu'elle n'aurait du le faire, mais peu importait, son chow chow était toute sa famille avec sa mère, et ses élans d'ours joueur n'avaient d'égal que l'attachement de la jeune femme à son égard.

C'est alors qu'une ombre jaillit devant elle. Cameron releva les yeux de sa tablette à toute vitesse. Une nano-seconde trop tard. Il y eut une collision. Et la rouquine compris ce que le Titanic avait ressenti en se ramassant un iceberg en pleine poire.

Lorsqu'elle repris conscience de son environnement, Cameron était étalée sur ses genoux, ces derniers traversés de douleurs indicibles. « Quel abruti ! » s'écria t-elle sous le coup de la douleur. La laisse lui avait échappée pendant l'accident, en même temps que son café et sa tablette. Cameron ouvrit de grands yeux devant son précieux, gisant par terre entre elle et l'iceberg, l'écran fendu. « MA TABLETTE ! » Le cri suraiguë tenait plus du couinement désespéré de la souris face à la tapette. Son gobelet de café, par un étrange miracle, avait atterri sur son socle. Le couvercle avait sauté, la moitié du breuvage avait voltigé sur ses vêtements et – tiens, quelque chose barbotait dans le fond de café restant. Cameron saisit l'objet en question entre son pouce et son index.

Un téléphone. Pas le sien. « Oh merde. » Du rouge pivoine, la rousse vira au blanc cadavérique. Elle releva les yeux vers l'iceberg, sans doute l'automatisme du condamné à mort quand on le traîne devant la guillotine, et aperçu une barbe légèrement hirsute surmontée d'une capuche. Merde merde merde. Faites que ce ne soit pas un clochard agressif, et qu'elle ne vienne pas de détruire sa seule possession digne de valeur !
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Posté le Dim 1 Nov 2015 - 23:23

Cameron & Jameson
Plongé dans mes pensées, je ne remarquais pas la silhouette qui se dirigeait anormalement vite vers moi. Je n’avais pas le temps d’éviter la collision et prenais ce que je devinais être une tête dans le nez. « Put… AÏE ! » Je menais mes mains automatiques sur mon nez, m’assurant aussitôt qu’il n’était pas cassé ou qu’aucun sang n’en sortait. Une vérification rapide me rassurait. Ce qui m’inquiétait le plus, c’était l’absence soudaine de mon téléphone dans ma main. Il n’était pas là quand elle s’était propulsée sur mon nez. Ce qui voulait dire… « Quel abruti ! » Une voix féminine attira mon attention. Surement celle qui appartenait à la tête qui avait voulu faire plus ample connaissance avec mon nez. « Hey ! » râlais-je en prenant l’insulte pour moi. Ce n’était pas moi qui lui avais foncé dessus ! J’étais à l’arrêt. En plus milieu du chemin, certes, mais à l’arrêt. « MA TABLETTE ! » finies les insultes, place aux cris inhumains. Est-ce que je criais moi parce que j’avais égaré… « Mon portable ! ». C’est en suivant le regard de la jeune femme devant moi que j’avais vu mon téléphone prendre un bain dans son café. « Oh merde. » réagit-elle, faisant écho à une pensée que je hurlais à travers toute ma boîte crânienne.

La jolie rousse leva les yeux pour croiser les miens. Maladroite oui, mais il fallait bien l’avouer, jolie. Très jolie. Mais très maladroite. « Je crois que mon téléphone est dans votre café. » relevais-je, comme si c’était vraiment nécessaire. Sur ces mots, j’enlevais ma capuche et passais une main dans mes cheveux. Réfléchis Jameson, réfléchis. C’était mon outil de travail qui gisait, là, dans ce bain de caféine par terre. Mon patron allait me tuer. Merde mon patron était le Président des Etats-Unis. J’étais mort. J’allais finir comme ce mec qui… Non. Il ne fallait pas que je pense à cet homme dont l’Amérique ne devrait jamais apprendre la fin funeste et horrible. « Ok. Peut-être qu’il va bien. » essayais-je de me convaincre en m’accroupissant près de la scène de crime. De mes deux doigts, j’attrapais l’appareil dans le gobelet de carton, l’agitant en le sortant de la boisson encore chaude. Je l’essuyais avec ma manche et priais.

« Fonctionne. Fonctionne… » murmurais-je, faisant appel au Dieu en qui je faisais semblant de croire. Pour une fois, j’aimerais croire en toi big guy. Fais ta magie et j’écouterai réellement le prochain sermon à l’église. J’allais pour déverrouiller l’appareil lorsque je vis l’écran s’allumer. Un appel. « Han ! » Merde, j’allais devoir écouter dimanche prochain. « Il fonctionne ! » Oubliant la jeune femme qui m’observait, je répondais à l’appel. Ou… au semi-appel que j’arrivais à capter. J’entendais un mot sur deux, reconnaissais à peine la voix du chief of staff, et raccrochais simplement en promettant d’arriver en milieu de matinée. Peut-être m’avait-il dit de rappliquer immédiatement. Je ne le saurais pas avant de mettre le pied à la maison blanche un peu plus tard. En attendant…   « En fait il fonctionne plus. » me sentais-je obligé de rectifier, parce que la vie de mon téléphone intéressait très certainement la jolie rousse. « Auprès de qui dois-je râler ? Vous ? Starbucks Coffee ? Le fabriquant de couverte qui saute lorsque le gobelet tombe ? » Je marquais une pause et levais un regard accusateur au ciel. « Dieu ? » finissais-je de demander en reportant toute mon attention sur la jeune femme. Ce n’est qu’à ce moment-là que je remarquais l’ours à ses côtés. « Ou c’est peut-être toi l’auteur de ce crime infâme ? » demandais-je d’une voix mielleuse en m’abaissant pour venir caresser la tête du chow-chow.
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